Sète n'est pas une ville comme une autre dans le 34. Coincée entre la mer et l'étang de Thau, traversée par des canaux qui sectionnent la ville en îles, avec un port de commerce industriel au nord et des zones conchylicoles tout autour du bassin, elle cumule des problématiques qu'on ne rencontre nulle part ailleurs dans le département. L'eau omniprésente est à la fois une bénédiction touristique et un cauchemar opérationnel pour la lutte anti-nuisibles.
Le centre-ville et les quais — rats portuaires et pigeons
Du quai du Centre au Théâtre Molière, en passant par les Halles, la place Aristide Briand, le canal royal, et toute la zone autour du Pointu et de la Pointe Courte. Les immeubles XIXᵉ et XXᵉ donnent sur les canaux ou la mer : les rats d'égout y sont historiquement présents en abondance. Pression aggravée après les épisodes pluvieux d'automne, particulièrement dans les caves et garages en sous-sol des immeubles le long du canal royal et du Vieux Port. Les pigeons colonisent les corniches des immeubles bourgeois du quai du Centre et de la rue Alsace-Lorraine. Cafards en copropriétés du Pointu, où les immeubles très étroits et profonds créent des gaines techniques mutualisées.
Le port de commerce et la zone industrielle
Troisième port français de commerce, premier port français de pêche en Méditerranée. Hangars de stockage, conteneurs maritimes, entrepôts logistiques, criées. Les rats portuaires sont une espèce à part dans la dératisation : ils arrivent dans les conteneurs depuis le monde entier, ce qui pose un enjeu sanitaire spécifique (souches plus résistantes, comportements imprévisibles). Les pigeons et étourneaux sont massifs sur les hangars ouverts. Travail principalement en convention annuelle avec les armateurs, transitaires, criées et plateformes logistiques.
Le Mont Saint-Clair et la Corniche
Villas et maisons en surplomb de la mer, jardins en pente, garrigue à proximité. C'est ici qu'on traite massivement les nids de frelons asiatiques en saison (les pinèdes du Mont Saint-Clair sont un territoire de prédilection pour Vespa velutina), les mulots dans les villas isolées avec sous-sol enterré, et le moustique tigre dans les jardins méditerranéens descendant vers la mer. Plans saisonniers nombreux ici.
Le pourtour de l'étang de Thau — moustique tigre extrême
Marseillan, Mèze, Bouzigues, Loupian, Balaruc-les-Bains, Balaruc-le-Vieux, Sète-Île de Thau. C'est la zone la plus problématique du 34 pour le moustique tigre. Combinaison défavorable : nombreux points d'eau permanents (regards, bondes de port, conteneurs ostréicoles), végétation dense de bord d'étang (tamariques, roseaux, joncs), climat chaud et humide, multiplicité d'abris à pondre. À ça s'ajoute une présence massive de fourmis d'Argentine, qui forme des super-colonies sur tout le pourtour. La démoustication ici n'est pas un confort, c'est une nécessité pour pouvoir vivre dans son jardin en été.
Les zones conchylicoles et restaurants d'étang
Bouzigues, Loupian, Mèze, Marseillan, Mèze-Béziers et leurs centaines de mas conchylicoles, ateliers de purification, espaces de vente directe et restaurants au bord de l'étang. Activité économique majeure de la région (huîtres de Bouzigues, moules de Mèze), avec ses contraintes sanitaires propres : protocole HACCP marin, traçabilité IGP, audits réguliers de la DDPP. Pour les restaurants au bord de l'étang, intervention adaptée au calendrier touristique (forte saison juin-septembre).